Mens sana in corpore sano
(un esprit sain dans un corps sain)
La médecine traditionnelle chinoise représente plusieurs millénaires d'expérience clinique. La Chine dans une vision éminament novatrice, est parvenue à l'heureuse union des approches occidentale moderne et orientale traditionnelle, les mettant sur un pied d'égalité, et reconnaissant officiellement les deux types de médecine comme médecines d'Etat. Ayant conquis de nombreux pays, de par la richesse de son enseignement, la médecine traditionnelle chinoise a vu certaines de ses pratiques (acupuncture et moxibustion) être inscrites au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO et l'OMS a de son côté officiellement reconnu son efficacité, encourageant et soutenant son développement en France, comme dans le reste du monde.
Pour comprendre ce qu'est la médecine traditionnelle chinoise, il faut savoir tout d'abord qu'elle ne peut s'entendre en dehors du cadre conceptuel au sein duquel elle s'est développée. Elle se distingue tout particulièrement de la médecine occidentale en ce qu'elle constitue une approche holistique de l'être humain, qui ne s'envisage que comme un tout, et faisant partie intégrante de l'environnement dans lequel il évolue. Elle représente un système complet et des applications extrêmement étendues du fait de cette approche globale. Très tôt par exemple, la gynécologie et la pédiatrie ont constitué des branches majeures. A ce titre, on ne compte plus en France, le nombre de sages-femmes formées à l'acupuncture obstétrique. On peut évoquer également le professeur japonais Yamamoto, anesthésiste (en médecine occidentale), qui une fois formé à l'acupuncture, a développé un puissant système de gestion de la douleur : la craniopuncture de Yamamoto.
La médecine traditionnelle chinoise n'a pas la prétention de tout guérir, mais son champ d'application est vaste.
Une bonne santé et un bien-être global reposent sur un équilibre dynamique et harmonieux du corps et de l'esprit.
Partant du principe que le corps est parcouru de canaux dans lesquels circulent le qi (concept sans équivalent dans notre culture, que nous avons cependant pris l'habitude de traduire de manière très restrictive par « énergie »), il s'agit de stimuler certains points stratégiques afin de rendre aussi fluide que possible la circulation du qi, mais aussi du sang et des liquides. Cette stimulation peut être réalisée avec des aiguilles, mais pas seulement.
Mouvements de gymnastique douce, œuvrant tant sur le corps matériel que sur les énergies qui le parcourent, le qi gong trouve ses origines dans les campagnes, où les paysans le pratiquaient quotidiennement pour soulager les douleurs liées à leur dur labeur. Il puise cependant aussi largement dans les pratiques martiales. Ce n'est que dans les années 1950 que la pratique a été codifiée, et transmise de manière plus formelle, telle qu'on la connait aujourd'hui. Elle a l'avantage de pouvoir être pratiquée presque à tout âge, y compris par les personnes n'ayant pas ou plus l'habitude de pratiques sportives.
Longtemps utilisées en France, en particulier dans le cadre de pathologies respiratoires (notamment l'asthme), les ventouses sont depuis tombées en désuétude. On observe cependant un léger regain d'intérêt, utilisées par certains sportifs pour évacuer les crampes et contractions suite à un effort physique intense, ou encore par certains soins esthétiques pour repulper et raffermir la peau. Pourtant, la ventouse est un outil incontournable de la médecine chinoise et est largement pratiquée en milieu hospitalier chinois.
Par le biais d'une source de chaleur – traditionnellement de la plante d'armoise, sous diverses formes, le thérapeute peut en fonction des besoins, apporter de la chaleur sur certaines zones du corps, et stimuler ainsi les points d'acupunture.
Introduit timidement en Occident via les rituels de beauté, le gua sha, technique consistant à « gratter la maladie pour qu'elle s'échappe par la peau » est utilisée depuis des temps immémoriaux en Asie.
L'homme étant abordé dans son intégralité, et dans une logique « fractale », chaque partie de son corps est supposée être représentée dans de plus petites structures. C'est le principe de l'auriculothérapie. Si l'on retrouve des traces de l'utilisation de l'oreille en Chine dès les prémices de la médecine chinoise, il y a plusieurs milliers d'années, c'est un médecin français, Paul Nogier, qui a permis le développement de l'auriculothérapie, tant en termes de cartographie de l'oreille, qu'en termes de guide thérapeutique.
Il semblerait que l'on retrouve des traces du tuina dès le Néolitique. Le tuina est une forme de massage, qui ne résonne pas tant en termes de structures anatomiques qu'en termes énergétiques. Il n'est pas envisagé comme un massage de confort même s'il peut le devenir. Il peut intervenir sur l'ensemble du corps, rester très superficiel ou aller plus en profondeur (dans le cas par exemple du massage des viscères) et est particulièrement utilisé en pédiatrie.
Ce que nous ingérons participe à la construction et au fonctionnement de notre corps, et est à ce titre, DETERMINANT dans la gestion de notre santé et de notre bien-être. La diétothérapie se distingue de la simple diététique en ce qu'elle fait de l'aliment le premier médicament de son consommateur.
La médecine chinoise dipose d'un « arsenal » de plantes thérapeutiques. Extension en quelque sorte de la diétothérapie – à moins que ce ne soit l'inverse – la pharmacopée est administrée en Chine de multiples façons : infusion, décoction, poudre, comprimés, lavement ou encore pochons et oreillers médicinaux.
L'ensemble des informations contenues sur ce site ne constitue en aucune manière une ordonnance ou recommandation professionnelle. La médecine chinoise n'a pas vocation à se substituer à un traitement médical et tout problème de santé, sans exception doit être soumis à un médecin traitant. Les informations données ici le sont à titre culturel. En conséquence, les pratiques de la médecine traditionnelle chinoise ne sont pas toutes employées par votre praticienne dans le cadre de votre rééquilibrage énergétique.


